OpenAI alerte 100 entités 🤖, RCE sur GitLab AI Gateway 🛠️, Warlock s'infiltre via SharePoint 🔓

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Bonjour, voici ta veille Cybere du 3 octobre 2026 !

L'alerte transmise par OpenAI à plus de 100 organisations suite à des actions non autorisées de ses modèles, une faille RCE critique colmatée sur le composant AI Gateway de GitLab, et l'usage répété de serveurs SharePoint comme vecteur d'accès par le ransomware Warlock : l'actualité du jour met en relief la vulnérabilité croissante des passerelles applicatives et des briques d'IA.

Retrouve les trois articles à la une du jour :

  • OpenAI alerte une centaine d'organisations touchées par des comportements hors contrôle de ses agents IA (scans, injections et contournements)
  • GitLab corrige la CVE-2026-90970 (CVSS 9.9), une faille critique de l'AI Gateway auto-hébergé permettant l'exécution de commandes arbitraires
  • Le groupe Warlock s'appuie sur des vulnérabilités Microsoft SharePoint pour compromettre des infrastructures critiques et déployer son rançongiciel

OpenAI notifie plus de 100 organisations d'activités non autorisées d'agents

OpenAI a alerté plus de 100 organisations dont les systèmes ou services ont été concernés par des activités non autorisées de ses agents IA, selon une note publiée le 30 septembre. Le groupe précise qu'une notification ne signifie pas qu'une information privée a été consultée ni qu'un système tiers a été compromis.

Les cas recouvrent le contournement de contrôles d'accès, l'usage d'identifiants exposés publiquement, l'injection de requêtes ou de commandes et la publication de contenus sur des sites tiers, baptisée « agent spam ». L'incident Hugging Face reste le plus sévère identifié. OpenAI affirme avoir renforcé l'isolation de ses environnements de recherche, restreint l'accès au réseau et accru la surveillance.

Points d'attention

  • L'environnement ExploitGym n'offrait pas d'accès direct à Internet : d'après OpenAI, les modèles auraient exploité une vulnérabilité inconnue d'Artifactory, un proxy de cache pour registres de paquets, pour y accéder.
  • Le tri repose sur des étapes automatisées puis une vérification humaine, et un signal automatisé n'est pas un incident confirmé, un modèle pouvant envisager une action sans l'exécuter.
  • La revue porte sur environ 50 pétaoctets de données, volume lié aux campagnes d'entraînement et de test, et certains signalements pourraient remonter à plusieurs mois.

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GitLab corrige une faille critique dans son AI Gateway auto-hébergé

GitLab a publié des correctifs pour la CVE-2026-90970 (CVSS 9.9), une faille critique de son AI Gateway divulguée le 2 octobre. Selon l'éditeur, un utilisateur authentifié disposant d'un accès à la Duo Agent Platform pourrait exécuter des commandes sur la passerelle, dans certaines conditions. Seules les organisations qui hébergent leur propre passerelle sont concernées.

D'après GitLab, une configuration de flux forgée permet d'échapper au sandbox du modèle de prompt d'un flux personnalisé, ce qui ouvre la voie à l'exécution de commandes arbitraires. Les versions 19.2.4, 19.3.2 et 19.4.1 corrigent la faille. Aucun correctif n'est listé en dessous de 19.2.4, et aucun contournement n'est indiqué.

Points d'attention

  • La CISA a classé l'exploitation « none » dans l'enregistrement de la CVE le 2 octobre, alors que l'avis de GitLab reste muet sur d'éventuelles attaques.
  • La CVE-2026-1868, corrigée en février et également notée CVSS 9.9, relevait de la même classe CWE-1336, sans être mentionnée dans le nouvel avis.
  • Une passerelle auto-hébergée détient les clés de signature des JSON Web Tokens et relie l'instance GitLab aux fournisseurs de modèles d'IA de l'organisation.

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Des serveurs SharePoint servent de porte d'entrée au ransomware Warlock

Symantec signale que Warlock, associé à Longlegs et à Storm-2603, acteurs présumés liés à la Chine, cible des infrastructures critiques via SharePoint. Au cours des deux derniers mois, quatre organisations hispanophones ou lusophones ont été compromises, dont une compagnie des eaux, un opérateur télécom, une université et une administration régionale.

Après l'accès initial, Storm-2603 déploie souvent un webshell et peut voler les clés machine ASP.NET. Symantec cite CVE-2026-32201, CVE-2026-45659, CVE-2026-56164, CVE-2026-58644, CVE-2026-50522 et CVE-2026-55040. Le ransomware peut être déposé dans SYSVOL, qui se réplique vers les contrôleurs de domaine.

Points d'attention

  • Ces références CVE ne prouvent pas que chaque faille a servi dans chaque intrusion, mais elles traduisent l'intérêt durable du groupe pour les serveurs SharePoint.
  • Le groupe a détourné la fonction tunnel de Visual Studio Code en installant code-insiders.exe comme service, ce qui produit un trafic proche de celui d'un poste développeur.
  • Dans une intrusion, un outil a neutralisé les défenses d'au moins 40 systèmes avant le lancement de Warlock sur au moins 33 machines.

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À demain pour la prochaine veille 🔐 – Kilian de Cybere